DE CE PAYS DE PORCELAINE
De ce pays de porcelaine
Je veux te voir puisque je t’aime
De cette ville de malheur
Je veux te voir puisque je te pleure
De ce continent de silence
Je veux te voir puisque je te pense
De cet océan de plénitude
Je veux te voir puisque je suis sans habitude
De cette planète de désordre
Je veux te voir puisque je suis sous tes ordres
De cette constellation de mélancolie
Je veux te voir puisque tu m’oublies
De cette profondeur abyssale
Je veux te voir puisque je porte tes habits sales
De ce sommet de certitude
Je veux te voir puisque c’est la servitude.
De ce désert de cacophonie
Je veux te voir puisque je te suis démuni
De ce no man’s land d’imbécillités
Je veux te voir puisque je suis inhabité
De cette banquise de non dits
Je veux te voir puisque c’est ta comédie
De ce volcan d’amour maudit
Je veux te voir puisque c’est ta tragédie
Dans cette nuit au rêve unique
Dans mon sommeil onirique
Tu m’as murmuré très cynique
Cette pensée machiavélique
Sans même me permettre une réplique
Tu as disparu dans ta nuit électrique
Laissant sur mon oreiller de panique
Cette phrase enigmatique
De ce pays de porcelaine
Je veux te voir puisque je t’aime…
Copyright Albert Labbouz, Désespoir production